Les pubs qui énervent, épisode 2

Article initialement publié sur fromageetdessert.com

Il y a quelques temps je vous parlais de pubs qui m’énervaient passablement. Aujourd’hui, si je devais refaire le même billet je ne saurai même pas par quoi commencer tant je trouve que ces derniers mois le niveau est lamentable.

On est bien d’accord, les bonnes pubs, drôles, subtiles, surprenantes, décalées, sont rares. Mais entre ces pépites et les très « premier degré » (Bidule lave plus blanc), on peut espérer un niveau moyen honorable, ou au moins une série de spots qui nous laisse indifférents.

Or, en ce moment la liste des pubs qui m’horripilent, me consternent ou me crispent, ne fait que s’allonger. Petit tour d’horizon :

Chantal t’as pas oublié le cantal ? Ze pub énervante par excellence ! Les publicitaires ont cru trouver une phrase culte façon « tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice ». Sauf que, ces pubs ne sont pas drôles, mais alors pas du tout. Larguer une femme devant l’autel, la laisser sur le bord de la route, ou la lâcher en pleine escalade d’une falaise pour une sordide histoire de fromage oublié, c’est mufle, sexiste, tout ce que vous voulez, mais ce n’est pas drôle. Et puis si ce Monsieur tient au cantal comme à la prunelle de ses yeux au point qu’il souhaite le voir l’accompagner dans l’ensemble de ses activités, pourquoi ne se charge-t’il pas lui-même de vérifier sa présence dans les bagages ?
A noter que, comme Fromage me l’a fait remarquer, Chantal s’en sort bien, puisqu’elle termine le spot seule, certes, mais avec du cantal. Chantal aurait-elle menti au mufle, anticipant sa réaction, pour pouvoir boulotter seule le cantal ? Auquel cas je dis « Chapeau Chantal ! »

Madame, vous prenez soin de votre peau partout ? Partout ? La pub pour le PQ Le Trèfle est tellement incroyable que la première fois que je l’ai vue j’ai cru à une parodie façon Nuls dans la grande  époque, ou Fast’huitres et Rapid’asperges (anciennes pubs pour le sucre) mais non, c’est une VRAIE pub, au premier degré, qui parle de la peau de l’anus de la dame, oui, oui. Incrédibeul beute trou. Alors l’objectif est d’interpeler, de faire ricaner et parler, donc c’est plutôt réussi, mais bon ça vole bas.

le-trefle

Les enfants pénibles/qui jouent mal/têtes à claques/petits singes savants : 123école, camembert Le Petit (« parfaitement parfait ! »), Fleury Michon (« Elle est pas belle la vie ? »), Martinet le traiteur intraitable, autant de pubs dont la simple évocation me crispe et me donne des envies d’hystérectomie.


Pub LE PETIT le grand non du camembert PUB 2007 par jean_luc_arsene


Jo Wilfried Tsonga et la saga Kinder Bueno : D’abord, JWT n’est pas très malin. A chaque fois qu’il veut s’empiffrer de Kinder, il y a une gonzesse qui débarque et le lui pique, où qu’il soit. A partir de là, il suffit d’anticiper et faire du stock. Mais non, Jo ne garde qu’un Kinder chez lui, et hop, ça ne loupe pas, sa voisine dotée d’un sixième sens sonne chez lui (on ne saura jamais pourquoi, d’ailleurs, vous faites ça vous sonner chez les voisins dans l’unique but de bouffer un truc au chocolat ?).

La pub Renault, une voiture qu’elle est tellement bien pour la conduire, qu’on raccompagne avec des filles chez elles, sans même les troncher. D’habitude, la bagnole est un outil de séduction, qui permet de pécho, mais là, la voiture est tellement bien qu’elle suffit au mâle et lui permet de se passer de femelle puisque conduire suffit pour prendre son pied. Belle symbolique masturbatoire. A noter que grâce à la Renault vous pourrez ramener chez elle une bombasse quand vous n’êtes qu’un type banal et vous payer le luxe de lui mettre un râteau.

La pub So colissimo, « Chérie où est-ce que je fais livrer le colis vente-privée ? ». Chérie hésite, cite des bureaux de poste successifs près de chez sa mère, la nounou, son bureau etc. Tout ça pour dire qu’on peut se faire livrer n’importe où. Mais quiconque a déjà commandé sur vente-privée sait que ce scénario est tout sauf réaliste. On est le 2 du mois, vous commandez et serez livrée entre le 18 et le 24 du mois suivant, vous n’avez pas la moindre idée de l’endroit où vous vous trouverez ces jours-là, et quand bien même, d’ici là vous aurez oublié que vous avez commandé. La pub en elle-même n’est pas mauvaise, il aurait juste fallu prendre un autre exemple de site web  marchand.

La pub Pampers. Leurs couches sont « recommandées par 95% des mamans ». Et les papas? Ils en pensent quoi? Deux possibilités: soit les papas ne touchent pas au caca de leur enfant, une vision progressiste de la répartition des tâches véhiculée par Pampers, les parents apprécieront; soit les papas ne sont bons qu’à changer les couches mais n’ont pas leur mot à dire sur le choix de la marque, ces messieurs apprécieront.

La pub Cajoline. En elle-même cette pub est d’une banalité affligeante. Mais à force de la voir passer j’ai fait gaffe au « texte ». Je ne trouve pas la vidéo pour vous faire la citation exacte, mais à peu de choses près la voix off nous dit « L’ourson Cajoline préfère ce qui est doux et neuf à ce qui est vieux et usé ». Alors là je dis bravo l’ourson Cajoline, enfin une position courageuse et qui va à l’encontre de la pensée unique ! Bravo l’ourson, à bas le conformisme et l’enfonçage de portes ouvertes ! Et bravo à la plume qui rédige de telles perles.

Ajoutons en vrac la pub pour la Banque postale avec des fleurs qui parlent de leur retraite, avec une espérance de vie d’une semaine maxi, et la pub Pantène avec ce concept débile d’effet « swich », et ça y est je suis bien énervée.

A noter le tic exaspérant des publicitaires du moment : embaucher la minette qui fait la voix d’Eva Longoria dans Desperate Housewives pour toutes leurs pubs.

Bon, cette liste n’est pas exhaustive, il suffit d’allumer la TV pour trouver d’autres exemples. C’est moi où la crise a aussi un effet sur l’inventivité et la créativité des pubeux?
Et vous? Vous les aimez ces pubs? Y en a d’autres qui vous exaspèrent?

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