Nouvelle politique régionale en faveur de la vie associative

Mon travail de ces dernières semaines s’est essentiellement concentré sur un texte, voté vendredi par le Conseil régional: la nouvelle politique en faveur de la vie associative.
A l’assemblée régionale comme à l’assemblée nationale, nous examinons les textes et présentons des amendements. Mon groupe a largement pris sa part dans ce débat et je vous propose de retrouver un (très court) résumé de cette délibération en vidéo, ainsi que mon intervention en séance.

Monsieur le Président,
Madame la Vice-présidente,
Chers collègues,

Difficile de quantifier la valeur ajoutée du monde associatif pour notre région. Néanmoins au regard du nombre d’emplois créés, de son poids économique, et de la plus value sociale qu’elles représentent, on peut sans conteste affirmer que ces dernières jouent un rôle majeur en Rhône-Alpes.

On connaît la diversité des structures et des champs d’action qu’elles représentent, mais l’hétérogénéité du monde associatif ne doit pas être un obstacle à une bonne collaboration entre ses acteurs. Et c’est le rôle de la Région, de se positionner en facilitateur, afin de permettre des échanges, des rapprochements, et une meilleure mise en réseau.

 

Vous l’avez souligné, Madame la Vice-présidente, cette délibération est le fruit d’un travail de concertation de plusieurs mois. Plusieurs mois pendant lesquels la Région est allée à la rencontre des associations sur l’ensemble des départements de Rhône-Alpes, lors de rencontres ouvertes à toute la diversité du monde associatif, sans exclusive, pour mieux recueillir les témoignages de celles et ceux, salariés ou bénévoles, qui s’impliquent quotidiennement pour faire vivre nos territoires.

 

Les résultats de cette consultation nous permettent aujourd’hui de proposer une évolution de la politique régionale en faveur de la vie associative telle qu’elle avait été adoptée en 2005. En effet, dans le domaine de la vie associative comme ailleurs, la Région se doit de tenir compte des évolutions contexte etc.

 

1.      Cela a été dit précédemment : notre Région compte près de 120 000 associations. Si nous pouvons être fiers du dynamisme de ce secteur, nous ne pouvons néanmoins pas aider de manière directe l’ensemble de ces associations, et chacun le comprend bien.

 

Pour cette raison, notre volonté est d’orienter notre soutien vers des projets et des structures permettant le développement de la vie associative :

 

a)      C’est ainsi que nous poursuivons la contractualisation avec les réseaux à travers les COP

 

b)     Et parce que nous souhaitons que les associations soient mieux accompagnées sur les territoires nous prévoyons de soutenir en direct les points d’appui à la vie associative, qui font un remarquable travail de proximité.

 

c)      A travers le DLA, nous souhaitons accompagner les associations les plus en difficulté, et c’est le sens de l’amendement que nous proposerons tout à l’heure : cibler les petites structures employeuses, en plafonnant le nombre de salariés, et surtout conditionner notre engagement dans ce dispositif à celui de l’Etat et de la CDC. En matière de vie associative, comme ailleurs, l’Etat doit en effet tenir ses engagements.

 

d)     Enfin, nous créons un nouveau dispositif, permettant aux associations une plus grande autonomie dans la conduite de leurs projets par rapport à l’ancien appel à projets : le soutien pluriannuel. Là encore, nous présenterons un amendement pour mieux cibler les projets associatifs qui pourront être éligibles. Comme je l’ai dit nous ne pouvons aider toutes les associations, c’est pourquoi nous souhaitons que les projets retenus permettent la structuration, le développement, de la vie associative sur un territoire, en permettant par exemple la création d’un point d’appui ou d’une maison des associations, ou tout autre projet facilitant la vie des associations, de leurs bénévoles et, le cas échéant, de leurs associations.

 

Il s’agira donc de cibler notre soutien pour toucher un maximum de structures et permettre le rayonnement des projets, voire l’essaimage.
2.      Enfin, parce que le monde associatif ne serait rien sans ses bénévoles, nous souhaitons, en cette année 2011, année européenne du bénévolat, mettre l’accent sur leur engagement et leurs compétences.

 

a)      Leur engagement tout d’abord, en permettant sa valorisation. C’est ainsi que le groupe socialiste propose un amendement permettant la création de trophées du bénévolat qui seront l’occasion pour la Région de récompenser chaque année des bénévoles ayant marqué leur association par leur engagement. Et dans ce même amendement, nous reprenons une proposition issue de l’avis citoyen : la création d’une journée des associations dans les lycées. Cette journée permettra aux lycéens de mieux connaître le monde associatif et de les sensibiliser aux notions d’engagement et de bénévolat.

 

b)     Et comme je vous l’ai dit, nous voulons aussi permettre aux bénévoles de valoriser leurs compétences, et nous proposerons dans un amendement de leur faciliter l’accès aux dispositifs existants  (comme par exemple les PAOI aujourd’hui trop peu utilisés par les bénévoles) pour leur ouvrir l’accès à un parcours de qualification, et même pour accéder, pour certains d’entre eux à la VAE. Et bien entendu nous souhaitons que cela se fasse en lien avec les dispositifs régionaux de formation continue.

 

Nous connaissons tous la difficulté des structures associatives pour susciter et pérenniser le bénévolat en leur sein. Il existe bien entendu des freins à l’engagement, mais nous le savons aussi, ce dernier prend ces dernières années des formes nouvelles, parfois plus ponctuelles ou plus informelles.
C’est notre rôle d’accompagner les associations à travers ces mutations afin qu’elles puissent continuer à être des lieux d’échange et de partage, favorisant le lien social.

 

Le groupe socialiste votera donc cette délibération, enrichie de tous ces amendements, et continuera à travailler dans le cadre de la concertation annoncée.
Je vous remercie.
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