Victoire

6 mai 2012
Dimanche dernier. Avant hier. La date avec laquelle nous allons pouvoir saouler
nos descendants sur plusieurs générations.
« Tu ne te rends pas compte parce que tu es trop jeune,
mais moi j’y étais, c’était incroyable, les gens sortaient dans la rue,
klaxonnaient, s’embrassaient… ».
Et notre progéniture nous regardera comme de vieux ringards
heureux.
En attendant d’être ringards, soyons heureux.
Heureux d’avoir vu tant d’années d’engagement et de combats
porter leurs fruits, heureux d’avoir été utiles et su convaincre nos
concitoyens, heureux de vivre dans un pays avec un Président de gauche, heureux
de croire en un avenir meilleur.
Voilà tout ce qui m’est passé par la tête, et plus encore
hier soir à 20h à la fédération du PS.
Je connaissais déjà le résultat de l’élection à cette heure
là, mais comme Saint Thomas, j’avais besoin de voir s’afficher la tête de
François Hollande à la TV pour que tout ça devienne réel.
Je n’ai pas réussi à ne pas pleurer, dans les bras des amis,
qui n’en menaient pas large non plus.
A peine le temps de chercher un verre pour trinquer, la rue
devant la fédération était pleine, je me suis penchée à la fenêtre avec un
drapeau, pendant que les gens entraient pour prendre les dernières affiches
désormais collector.

François Hollande, Président de la République française.
J’ai répété ces mots encore et encore.

Plus tard dans la soirée j’ai fait la fête au Transbordeur avec
des amis, des camarades, et des inconnus. Il n’y avait pas de différence entre
ceux qui avaient soutenu François Hollande aux primaires et les autres. Entre les militants, les sympathisants et les Lyonnais venus nous rejoindre pour partager ce moment de fête. Les
embrassades étaient les mêmes, la joie était tout aussi forte. Nous étions
rassemblés. Un seul mot sur toutes les bouches « Enfin ! ».
Bien sûr tout ne fait que commencer et le travail qui nous attend
est immense, mais dimanche soir le temps s’est arrêté, nous avons savouré.
Nous avons vu les images de Tulle, de Solférino et de la Bastille, impressionnantes,
mais je n’aurais voulu être nulle part au monde ailleurs que là où tout a
commencé, dans ma ville, avec celles et ceux qui donnent tant et tant chaque
jour pour faire progresser nos idées.
Lundi matin, je me suis levée en espérant que tout cela ne soit
pas qu’un rêve, je suis allée acheter la presse, j’ai embrassé la Une de Libé
devant mon buraliste. J’ai regardé le ciel bleu, les immeubles autour de moi et
je me suis dit que ce beau pays avait un Président de gauche.
Et j’ai repleuré
un peu du coup.
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